Bosq te despierta !

La musique n’est que meilleure lorsqu’elle se réinvente en combinant les influences, les origines et les époques. Le DJ et producteur Bosq fait justement partie de ces artistes qui excellent dans ce processus de création, fusionnant avec brio influences afro-latines et disco, funk, jazz ou house ; ou encore musiciens « traditionnels » et musique électronique.

Après quelques années au sein du duo The Whiskey Barons, il émerge en solo en 2012, inaugurant une ère très productive qui le verra sortir quatre albums et plus d’une douzaine de maxis (la majorité en vinyle), sur lesquels il a collaboré avec de nombreux musiciens, chanteuses ou chanteurs, et qui vous sont d’ailleurs hautement recommandés par Ellebore ! A cela s’ajoute de nombreux remixes, covers ou autres collaborations, dont il a gratifié en tant que « valeur sûre » l’Orchestre Poly Rythmo de Cotonou, Son Palenque, Jungle Fire, Kokolo, La BOA, Nico Gomez ou encore The Fat Back Band ; ainsi que des DJs sets partout dans le monde.
Tout ça ressemble à une belle réussite musicale, mais ce n’est pas tout, puisque récemment il a fondé son propre label Bacalao et, installé à Medelin, a opéré un rapprochement avec la Colombie, comme si ce pays, fort de son métissage culturel devait également devenir l’épicentre naturel du métissage musical. Un excellent 45 tours en a notamment émané, avec le titre « Rumbero » qui invite la diva colombienne Nidia Gongora.

Et si nous écrivons ces quelques mots aujourd’hui c’est que du nouveau vient d’arriver dans sa besace avec le Wake Up EP, un maxi de quatre titres qui combine influences colombiennes et ouest africaines avec le disco et le funk chers à Bosq. Son fidèle collaborateur Kaleta, chanteur et guitariste originaire du Bénin et ancien membre des Egypt 80 de Fela Kuti, apparaît sur deux titres : l’afro-disco « Wake Up », taillé pour le dancefloor avec son kick, ses cuivres et ses nappes de synthé, puis « Omo Lya » où il scande ses chants hypnotiques pour tirer un trait d’union entre la Colombie et le continent africain.Sur « Mambue », il invite Justo Valdez, le chanteur de Son Palenque, et Evan Laflamme, multiinstrimentiste qui a déjà participé aux précédents projets de Bosq et qui se charge ici du sax, de la flûte et de la clarinette, résultant en un assemblage explosif portant la signature caractéristique de Bosq, à cheval entre sonorités traditionnelles et musique électronique. Le EP se termine par le titre instrumental « El Carriquí », sur lequel il laisse sa liberté à Marco Fajardo (La BOA, Frente Cumbiero) au sax, emmené par un rythmique de marimba.Voilà donc une nouvelle sortie rafraîchissante et toujours très dansante de Bosq, sur qui nous ne saurions que vous conseiller de garder une oreille attentive.

En bonus, nous glissons une autre sortie toute fraîche de Bosq, le remix en 45 tours de « Jibiti » de Kaleta & Super Yamba Band (par ici).

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