Kid Koala + Emiliana Torrini = amour intergalactique.

Le DJ, producteur et multi-instrumentiste Kid Koala est de retour avec Music To Draw To : Satellite, un cinquième album parfaitement céleste. Pour créer cet état d’apesanteur et de sérénité, Kid Koala fait appel à Emiliana Torrini, l’islandaise au timbre pur. Le duo, des plus inattendus, a donné naissance à un petit bijou minimal et low-tempo où il est question d’amour post-moderne, de calme et de contemplation.

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Voilà de la musique pour dessiner jusqu’aux confins de l’univers, semble affirmer le titre même de l’album. Sûr qu’il y a pire comme bande-son pour accompagner n’importe quel processus de création.

Kid Koala, aka Eric San dans la vraie vie, fait donc son grand retour avec Music To Draw To : Satellite. Avec cet album, Kid Koala réalise un franc renouvellement car il franchit de nouvelles étapes dans sa démarche artistique. Pour la première fois, le producteur n’a quasiment pas recours au sampling. Les dix-huit titres du disque sont composés sur son propre piano, augmentés de guitares, de synthés, de violons et de la voix éthérée d’Emiliana Torrini. Les seuls éléments issus du sampling sont des fragments de discussions spatiales. Cool. Et puis, pour la première fois, San écrit lui-même les textes.

Les amours célestes, intergalactiques et surtout impossibles sont depuis longtemps le leitmotiv de l’univers artistique du canadien qui aime, autant que tout péter aux turntables, raconter des (belles) histoires. Music To Draw To : Satellite déroule le fil d’une histoire d’amour déchirante :  celle d’une femme qui décide de se lancer dans une mission solo sur une autre planète, sans retour possible, alors qu’elle est amoureuse. La voix si pure et si mélancolique d’Emiliana Torrini se déploie, au service de l’histoire et de l’imaginaire, avec une grande délicatesse sur les nappes planantes de San, toutes sublimées par des pépites sonores un peu cosmiques.

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Emiliana Torrini

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Pour chacun de ces projets, Kid Koala offre une seconde vie à son travail avec des live concepts grandiosesA l’image Space Cadet notamment, un livre sonore entièrement conçu par San en 2000 (qui est aussi un artiste visuel) qui raconte l’histoire d’amour impossible d’un robot et d’une femme d’affaires. Le producteur avait déjà accordé une attention particulière à la mise en scène, en équipant chaque spectateur d’un casque. Pour créer une atmosphère d’isolement, liée à l’histoire, mais aussi pour immerger et connecter totalement le public au son pur, sans être tributaire d’une qualité acoustique variable selon les salles.

Cette fois-ci, Kid Koala a imaginé le live de Music To Draw To : Satellite comme une expérience de création participative, en invitant des personnes du public à devenir eux-mêmes membres de son orchestre de turntables.

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« Les morceaux portent en eux une dimension narrative plutôt lyrique construite autour de l’histoire d’un couple qui, dans un futur proche, sont séparés quand l’un décide d’aller vivre sur une autre planète, sans retour possible. Donc, j’ai envie que le public puisse participer à l’histoire en créant avec moi ces morceaux en live chaque soir », explique-t-il à CBC Music.

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En bref pour ce Music To Draw To : Satellite, Kid Koala a eu, sans aucun doute et comme toujours, les bonnes idées et le talent pour les réaliser, et Emiliana Torrini la grâce qu’il fallait pour les sublimer. On aime. On valide. Puissance mille.

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► Music To Draw To : Satellite de Kid Koala, dans les bacs depuis le 20 janvier 2017 chez Arts & Crafts et disponible à l’écoute sur Bandcamp.

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