Grand_Budapest_Hotel

The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson

 

S’il est un film dont le casting fait rêver, c’est bien The Grand Budapest Hotel. Wes Anderson réunit pour cette aventure de nombreux noms connus tels que Jude Law, Willem Dafoe, Bill Murray, Edward Norton, Harvey Keitel… Du côté des français, on retrouve Léa Seydoux dans un petit rôle et Mathieu Amalric qui interprète un personnage-clé.

 

Zero Moustafa est le lobby boy de Gustave H., employé principal et très apprécié du magnifique Grand Budapest Hotel. Tous les deux sont embarqués dans une sombre histoire d’assassinat et de tableau volé. Pour échapper à la police mais aussi à un tueur (merveilleux Willem Dafoe), ils devront redoubler d’énergie, d’humour et de ruse. Nous voilà alors pris dans une incroyable aventure.

 

Le film fonctionne sur le principe du flash-back. Du double flash-back pour être précis. Un vieil écrivain se rappelle sa venue au Grand Budapest Hotel dans les années 1970 et sa rencontre avec Zero Moustafa, désormais propriétaire du lieu. Ce dernier lui raconte son emploi de lobby boy et sa relation particulière avec Gustave H. Peut-être est-ce là la principale remarque négative que je ferai au film. Les séquences purement narratives du vieil écrivain s’adressant directement au spectateur sont en-dessous de toute l’inventivité déployée dans le film.

 

Le point fort de Wes Anderson réside essentiellement dans la création d’un monde. Pourtant ancré historiquement dans cette période de l’entre-deux-guerres, le Grand Budapest Hotel est un de ces lieux hors du temps dans lequel on vient se ressourcer. Les personnages qui gravitent autour de lui sont aussi atypiques que cet hôtel aux couleurs chatoyantes. Wes Anderson nous livre quelques séquences absolument remarquables et souvent drôles, telle cette descente en luge à travers les différentes pistes sportives qu’on peut trouver aux Jeux Olympiques d’hiver.

 

On rit dans The Grand Budapest Hotel, pas aux éclats (quoique ce soit possible) mais on est confronté à de nombreuses situations frôlant l’absurde, parfois le ridicule dans son sens le plus positif.

 

Grand Budapest Hotel fonctionne cependant moins sur la longueur qui manque peut-être un peu de rythme que sur quelques séquences dans lesquelles toute l’inventivité et l’humour de Wes Anderson se déploient.

 

On passe néanmoins un très bon moment en compagnie de ces personnages absolument atypiques dans un lieu qui l’est tout autant. Avec Wes Anderson, on retourne un instant au pays de l’enfance. Il nous embarque dans une drôle d’aventure épicée d’humour et de magie.

Barbara Cornuaud

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