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CHINESE MAN: l’interview!

 

Ellébore est allé surfer à Châtel et en a profité pour papoter avec CHINESE MAN après leur concert au ROCK THE PISTE festival.

Sous un soleil de plomb et une ambiance électrique, les trois membres fondateurs et leur MC’s  ont mis le feu à Plaine Dranse. Ils m’ont accordé quelques minutes après le concert, posés sur des poufs derrière la scène.  Ambiance….

 

 

 

Salut les gars, il y a du monde ici… une petite présentation?

On my left hand side, SLY DEE, le magnifique ZE MATEO et moi même HIGH KU, les trois fondateurs de CHINESE MAN RECORDS et CHINESE MAN. A ma droite, monsieur GREEN T, en face de moi monsieur FP, membre de A STATE OF MIND avec DJ FADE qui n’est pas là mais on lui a un peu volé ses MC’s aujourd’hui, et en dernier lieu le seul et l’unique Jean Michel YOUTHSTAR, donc voilà c’est Chinese Man plus les 3 MC’s c’est notre formule live pour cette nouvelle saison à venir.

Et ces 3 MC’s font partie de votre label? Comment vous êtes-vous rencontrés?

En fait les gens arrivent sur les tournées, on a rencontré Youthstar il y a quelques années. On a commencé à faire un show, deux shows ensemble et puis petit à petit il est devenu MC. TAWAIN MC, entre temps, est parti de son côté pour faire sa carrière solo. Donc Youthstar est devenu le frontman officiel de Chinese Man.  Pour cette nouvelle tournée on avait pas mal de morceaux hip-hop du coup on avait très envie de travailler avec les 2 MC’s de A State Of Mind  et du coup voilà, on a travaillé avec ces trois personnes et c’est une vrai création à part entière. Youthstar sortira un EP bientôt dont on a joué un extrait ce soir, un peu en exclusivité. En fait, t’as entendu le début de quelque chose qui n’était pas sorti et après on s’est pris une boule de neige et ça a arrêté… c’est con hein les gars? On est désolés. Il faudra attendre six mois maintenant pour l’entendre! Voilà, merci…

(le public en transe a en effet balancé des boules de neiges sur la scène à la fin du show…)

Et au fait, Chinese Man ça sort d’où?

High Ku, Zé Mateo et moi-même on était musiciens dans différents projets, on a commencé à l’adolescence comme plein de gens, et on s’est rencontrés ensuite au lycée et à la fac et on a commencé à faire de la musique ensemble. Quand on a commencé les tournées on a rencontré A State Of Mind et Jamie. Tout ça s’est fait très simplement et naturellement.

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Votre label Chinese Man Records, vous l’avez monté en même temps que le groupe? Comment ça s’est passé?

Notre ambition c’était vraiment de créer un collectif, un label, pas que musical d’ailleurs, on avait aussi des amis vidéastes et designer… on avait envie de créer un collectif inspiré des labels Ninja Tune, Mo’Wax… et ensuite le groupe a été créé par la force des choses mais à la base c’était vraiment un label avec différents producteurs qui feraient différents morceaux. Notre idée première c’était vraiment  d’avoir un collectif artistique.

Et sinon vos impressions sur ce concert au milieu des pistes?

C’était magique, c’est pas tous les jours que tu joues devant une montagne magnifique en plein soleil et au milieu de la journée, ça change vachement des salles sombres et ça fait du bien de sortir de sa cave de temps en temps. Moi demain je vais rider grave!

Chinese Man a déjà des projets pour la suite?

Deux ans à faire l’album, un an à préparer le live… on fait plus rien on a plus de devoir! Une fois qu’on a joué sur scène on ne prépare absolument rien, on va peut-être faire un morceau dans le tour bus. It has to be called SPA!  (et là les gars partent pour une impro sur le SPA… à écouter sur le podcast de l’interview)

Parlons un peu du son Chinese Man, où est-ce-que vous dénichez tous ces samples?

On va dire qu’on est ce qu’on appelle des diggers, c’est à dire que où qu’on aille on cherche des vinyles dans des marchés, des caves… On choisi les samples qui nous plaisent à tous les trois et à partir de là on compose les morceaux. C’est un peu artisanal, on travaille par couches, c’est long comme processus mais on sait faire que ça donc voilà.

Pour SHIKANTAZA votre dernier album vous êtes allés en Inde dénicher des sons, comment ça s’est passé?

ça fait très longtemps qu’on avait envie d’utiliser des influences indiennes et de travailler avec des musiciens indiens donc on a organisé ce petit voyage autour d’un concert qu’on avait là bas. On a contacté quelqu’un qui nous a beaucoup aidé qui s’appelle Vivek qui a travaillé avec un groupe de drum & bass indien. Grâce à lui on a eu les connections avec les musiciens. Il avait un studio là bas donc on a pu bosser dans son studio. On lui a passé les morceaux avant en lui disant « voilà on aimerait bien des percussions, des cithares, est-ce que tu connais quelqu’un qui pourrait jouer? » et lui nous a trouvé tous les musiciens et on les a rencontrés une fois sur place. C’était à Mumbay dans le quartier de Malad.

 

Shikantaza qui veut dire « être assis sans rien faire », après Racing with the sun… vous aviez envie de vous poser?

Nan mais tu sais, les titres des albums sont pas tellement réfléchis comme ça en amont. En fait on donne des noms à des morceaux et un de ces noms devient le titre de l’album. Pour Racing With the Sun c’était venu un peu comme ça et après on brode une histoire autour. Mais c’est vrai que là on aimait beaucoup ce titre là parce que dans ce moment un peu agité où il se passait énormément de choses pendant la création de l’album, on a ressenti le besoin de s’isoler un peu de ce qu’il se passait autour pour vraiment réussir à faire notre musique et donc ça nous paraissait logique et censé de donner ce nom à l’album. C’est genre dire à tout le monde autour de nous: on va peut-être se calmer un peu, juste réfléchir deux secondes et arrêter de courir, courir et essayer de faire plus. C’est aussi l’état d’esprit du label, c’est ne pas forcément chercher à grossir. Maintenant, quand t’as une entreprise faut toujours chercher à devenir de plus en plus gros. Nous on a juste la volonté de vivre bien notre vie avec notre musique, ça correspondait vraiment à notre état d’esprit et ce qu’on avait envie de dire pour cet album.

 

On vous classe dans des catégories telles que electronic, hip-hop, reggae, dub, breakbeat, jazz… mais dans laquelle vous reconnaissez-vous le plus?

Bah dans tout ça, exactement tout ça…

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Crédit photo: Anne Moscatello

 

Merci à Chinese Man et leur MC’s, l’équipe de ROCK THE PISTE festival ainsi qu’à Marion, Nathalie, Catherine d’Ephelide Promotion Agency

 

CHINESE MAN INTERVIEW:

 

 

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