Sept
ans après Les Triplettes de Belleville, Sylvain Chomet revient avec un
film encore plus réussit. L’histoire retrace les mésaventures d’un
magicien sur le déclin, chassé des scènes parisiennes et londoniennes
par le rock and roll naissant. Il se produit finalement au fin fond de
l’Ecosse, ou sa route croise celle d’une jeune fille pauvre. Celle-ci
croit qu’il possède un vrai pouvoir magique, et quitte l’hôtel familial
pour s’accrocher aux basques du vieux magicien. Lui devient alors père
par procuration et cède à tous les caprices de la jeune demoiselle.
L’illusioniste est un très beau film, une vraie
réussite, que je conseille ardemment. Seuls quelques mots en français
sont prononcés, l’anglais ne prenant la forme que d’onomatopés très
amusants : tout passe par l’image, aucun mots ou presque ne sont
compréhensibles. Les dessins sont très beau, Edimbourg ou se déroule
toute la seconde moitié du film est magnifiquement croquée par Sylvain
Chomet. L’esprit de Jacques tati et de M.Hulot plane sur le film, L'Illusioniste étant la version animée du personnage. L’animation
convient en tout cas parfaitement à l’esprit du cinéaste, touchant et
burlesque sans jamais être mièvre.
L’Illusioniste, un film
d’animation français de Sylvain Chomet, d’après un scénario de Jacques
Tati, à l’affiche au Curial à Chambéry.